Première saison

EPISODE 1
Chapitre 1
Cathy
Je venais de reposer le livre sur ma table de chevet et demeurai les yeux fixés au plafond. Ce livre m’avait été prêté par un médecin psychiatre, une connaissance de mon père, avec qui j’avais sympathisé, homme impressionnant par son savoir.
J'appréhendais cette nuit. Seul dans cette chambre à ressasser des idées sombres sur cette vie qui me pesait de plus en plus. Cela faisait un peu plus d’un mois qu’elle m’avait quitté. Le départ de Cathy m’avait remis à moi-même. Je n’avais pas vraiment envie de me retrouver seul, je ne me sentais pas prêt. Il me fallait pourtant me rendre à l’évidence ; en laissant le temps nous défaire sournoisement, j’avais donné à la solitude le champ libre. Je ne cherchais plus à animer notre relation, je m’étais installé dans un confort affectif sans me demander si Cathy s’y retrouvait. Je savais pourtant lire dans ses yeux, mais j’en étais arrivé à la regarder sans la voir. Toutes mes maladresses et mes fuites l’avaient détournée peu à peu de moi. L’insécurité qu’elle avait dû ressentir avait déstabilisé notre relation pour nous isoler peu à peu. Très vite, nous éprouvâmes une difficulté à nous rejoindre. Une sorte de désarroi s'était emparé de nous. Nous nous retrouvâmes l’un et l’autre à errer dans les couloirs de la déconvenue. J’assistai impuissant à ce démantèlement de nos sentiments jusqu’à ce qu’elle s’en aille, emportant avec elle la blessure d’un amour éconduit.
J’étais entré dans un processus d'autodestruction, une sorte de suicide à feu doux, mais au fond de moi je sentais que je ne pouvais plus demeurer dans cet état. Il me fallait un choc. Allait-il venir de l'extérieur, ou viendrait-il de moi, à la suite d'un réveil lucide et sans concession, comme il m'était déjà arrivé de vivre. Je me redressai sur mon lit et pris le téléphone pour appeler le docteur Watson. Pourquoi lui ? Il m’était resté dans la tête un souvenir d’une conversation qui m’avait laissé sur ma faim ; il m’avait fait voir un de ses appareils de sa fabrication qui, selon lui, développait les perceptions. Il affirmait que l’homme ayant dégénéré au cours des siècles, sa perception du monde s’était considérablement altérée. Il m’avait proposé de faire un essai. Bien qu’ayant trouvé ses propos intéressants j’avais préféré différer cette expérience.
Mais vu l’état d’abandon dans lequel je me trouvai après le départ de Cathy, je compris qu’en définitive j’avais besoin de me faire soigner, d’une manière ou d’une autre. Je composai son numéro :
LEONARDO
Je suis bien chez le docteur Watson?
WATSON
C'est lui-même.
LEONARDO
Ferrare Léonardo, je suis décidé, le moment est venu. Pourriez-vous me recevoir.
WATSON
J'ai une possibilité en fin de semaine.
LEONARDO
Je ne peux pas attendre jusque là... Vous serait-il possible ce soir?
WATSON
tu me prends de court…
LEONARDO
Je suis complètement à bout. Je suis prêt à tout, j'accepte votre proposition… comprenez docteur…
WATSON
Tu es prêt à tout?
LEONARDO
A tout, je m'y engage. Je veux sortir de cette situation, j'ai besoin de votre aide, seul je n'y arriverai jamais.
WATSON
C'est entendu, rejoins moi dans mon bureau disons…une heure?
LEONARDO
Dans une heure. Je vous remercie docteur.
WATSON
Attends de voir avant de me remercier…
Le docteur Watson raccrocha sur ces mots. Je restai immobile, le combiné dans la main droite, pensif. Cette fois je ne pouvais plus reculer. J'allais m'engager dans une histoire qui allait changer le cours de mon existence.

Chapitre 2
Watson
je trouvai le docteur Watson occupé à raccompagner une de ses patientes vers la sortie, je n'eus pas le temps de m'installer dans la salle d'attente. Il m'invita à le suivre.
C'était un homme d'une taille moyenne, mince, avec un visage émacié où s'incrustaient deux yeux noirs, brillants et vifs. Ses lèvres fines accentuaient l'aspect sévère de son visage. Il marchait droit devant moi, sans raideur, avec beaucoup d'élégance. Nous entrâmes dans son bureau spacieux qui se distinguait par une bibliothèque qui occupait tout un pan de mur et débordait d'ouvrages divers.
Avant de rejoindre son fauteuil derrière son bureau, il m'invita à m'asseoir. Je me retrouvai en face de cet homme impressionnant et cultivé à qui j'allais confier ma vie et mon avenir incertain.
WATSON
Inutile de te demander si tu vas bien…
LEONARDO
J’e l'ai lu.
WATSON
A cette heure, qu’en as-tu retenu ?
LEONARDO
Que je voudrais être initié aux choses secrètes dont vous parlez.
WATSON
Cette connaissance Léonardo tu dois la voler, n’attends rien de moi, elle ne peut venir que de ton expérience. Cependant rien ne t’empêche de me questionner.
LEONARDO
Je n'hésiterai pas. J'angoisse quand même un peu à l'idée d'entreprendre cette descente.
WATSON
L'angoisse, la peur, et ce n'est que le début, arme toi, dans tous les sens du terme, tu en auras besoin pour traverser ce monde violent… Alors comme ça, tu veux être initié aux choses secrètes.
Chapitre 1
Cathy
Je venais de reposer le livre sur ma table de chevet et demeurai les yeux fixés au plafond. Ce livre m’avait été prêté par un médecin psychiatre, une connaissance de mon père, avec qui j’avais sympathisé, homme impressionnant par son savoir.
J'appréhendais cette nuit. Seul dans cette chambre à ressasser des idées sombres sur cette vie qui me pesait de plus en plus. Cela faisait un peu plus d’un mois qu’elle m’avait quitté. Le départ de Cathy m’avait remis à moi-même. Je n’avais pas vraiment envie de me retrouver seul, je ne me sentais pas prêt. Il me fallait pourtant me rendre à l’évidence ; en laissant le temps nous défaire sournoisement, j’avais donné à la solitude le champ libre. Je ne cherchais plus à animer notre relation, je m’étais installé dans un confort affectif sans me demander si Cathy s’y retrouvait. Je savais pourtant lire dans ses yeux, mais j’en étais arrivé à la regarder sans la voir. Toutes mes maladresses et mes fuites l’avaient détournée peu à peu de moi. L’insécurité qu’elle avait dû ressentir avait déstabilisé notre relation pour nous isoler peu à peu. Très vite, nous éprouvâmes une difficulté à nous rejoindre. Une sorte de désarroi s'était emparé de nous. Nous nous retrouvâmes l’un et l’autre à errer dans les couloirs de la déconvenue. J’assistai impuissant à ce démantèlement de nos sentiments jusqu’à ce qu’elle s’en aille, emportant avec elle la blessure d’un amour éconduit.
J’étais entré dans un processus d'autodestruction, une sorte de suicide à feu doux, mais au fond de moi je sentais que je ne pouvais plus demeurer dans cet état. Il me fallait un choc. Allait-il venir de l'extérieur, ou viendrait-il de moi, à la suite d'un réveil lucide et sans concession, comme il m'était déjà arrivé de vivre. Je me redressai sur mon lit et pris le téléphone pour appeler le docteur Watson. Pourquoi lui ? Il m’était resté dans la tête un souvenir d’une conversation qui m’avait laissé sur ma faim ; il m’avait fait voir un de ses appareils de sa fabrication qui, selon lui, développait les perceptions. Il affirmait que l’homme ayant dégénéré au cours des siècles, sa perception du monde s’était considérablement altérée. Il m’avait proposé de faire un essai. Bien qu’ayant trouvé ses propos intéressants j’avais préféré différer cette expérience.
Mais vu l’état d’abandon dans lequel je me trouvai après le départ de Cathy, je compris qu’en définitive j’avais besoin de me faire soigner, d’une manière ou d’une autre. Je composai son numéro :
LEONARDO
Je suis bien chez le docteur Watson?
WATSON
C'est lui-même.
LEONARDO
Ferrare Léonardo, je suis décidé, le moment est venu. Pourriez-vous me recevoir.
WATSON
J'ai une possibilité en fin de semaine.
LEONARDO
Je ne peux pas attendre jusque là... Vous serait-il possible ce soir?
WATSON
tu me prends de court…
LEONARDO
Je suis complètement à bout. Je suis prêt à tout, j'accepte votre proposition… comprenez docteur…
WATSON
Tu es prêt à tout?
LEONARDO
A tout, je m'y engage. Je veux sortir de cette situation, j'ai besoin de votre aide, seul je n'y arriverai jamais.
WATSON
C'est entendu, rejoins moi dans mon bureau disons…une heure?
LEONARDO
Dans une heure. Je vous remercie docteur.
WATSON
Attends de voir avant de me remercier…
Le docteur Watson raccrocha sur ces mots. Je restai immobile, le combiné dans la main droite, pensif. Cette fois je ne pouvais plus reculer. J'allais m'engager dans une histoire qui allait changer le cours de mon existence.

Chapitre 2
Watson
je trouvai le docteur Watson occupé à raccompagner une de ses patientes vers la sortie, je n'eus pas le temps de m'installer dans la salle d'attente. Il m'invita à le suivre.
C'était un homme d'une taille moyenne, mince, avec un visage émacié où s'incrustaient deux yeux noirs, brillants et vifs. Ses lèvres fines accentuaient l'aspect sévère de son visage. Il marchait droit devant moi, sans raideur, avec beaucoup d'élégance. Nous entrâmes dans son bureau spacieux qui se distinguait par une bibliothèque qui occupait tout un pan de mur et débordait d'ouvrages divers.
Avant de rejoindre son fauteuil derrière son bureau, il m'invita à m'asseoir. Je me retrouvai en face de cet homme impressionnant et cultivé à qui j'allais confier ma vie et mon avenir incertain.
WATSON
Inutile de te demander si tu vas bien…
LEONARDO
J’e l'ai lu.
WATSON
A cette heure, qu’en as-tu retenu ?
LEONARDO
Que je voudrais être initié aux choses secrètes dont vous parlez.
WATSON
Cette connaissance Léonardo tu dois la voler, n’attends rien de moi, elle ne peut venir que de ton expérience. Cependant rien ne t’empêche de me questionner.
LEONARDO
Je n'hésiterai pas. J'angoisse quand même un peu à l'idée d'entreprendre cette descente.
WATSON
L'angoisse, la peur, et ce n'est que le début, arme toi, dans tous les sens du terme, tu en auras besoin pour traverser ce monde violent… Alors comme ça, tu veux être initié aux choses secrètes.
LEONARDO
On raconte que vous y êtes allé et que vous connaissez ?
WATSON
Que cela soit vrai ou faux, en quoi le fait de le savoir peut transformer ta vie ?
Je demeurai dans l’incapacité de répondre. watson me laissa dans le silence et se mit à écrire sur un bloc-notes. La fascination que j’éprouvai pour cet homme hors du commun me paralysait. Il restait concentré sur ce qu'il était en train d'écrire tout en poursuivant notre conversation.
WATSON
Tu ne m’as pas répondu Léonardo.
LEONARDO
Je n’ai pas de réponse docteur.
WATSON
Tu dis l'avoir lu ?
LEONARDO
Oui.
WATSON
Que de souffrances, n’est-il pas vrai ?
LEONARDO
Insupportables docteur, les avez vous vues vraiment ?
WATSON
Regardes autour de toi, commence par là. Toutes ces choses je les ai vues et je les vois encore… Pourquoi dois-je te faire confiance?
LEONARDO
Parce que je n'ai plus d'autre choix.
WATSON
Et ta femme?
LEONARDO
Nous vivons séparés. Il n'y a plus d'Amour entre nous.
WATSON
Y en a t-il eu un jour?
LEONARDO
Pourquoi dites-vous ça?
WATSON
Tu le sais… Nous partirons bientôt à l'aube, prépares de quoi entreprendre ce voyage, ne t’encombres pas de choses inutiles, surtout, des vêtements légers, dans un petit sac à dos. Je m'occupe du reste. Nous nous équiperons au cours du voyage.
LEONARDO
C'est vraiment dangereux?
WATSON
Ça l'est encore plus quand on le vit. Allons, ne brûlons pas les étapes. De la concentration, il t’en faudra beaucoup, du discernement et du courage.
LEONARDO
Si vous pouvez m'assurer que cela va transformer ma vie, je ferai tout ce qu'il faut pour.
WATSON
Je ne peux rien t’assurer, tout dépendra de toi. Je t’appellerai pour te fixer l'heure du départ et le lieu. Jusque là tiens toi prêt.
Il me serra la main en plongeant son regard dans le mien.
LEONARDO
Et la machine ?
WATSON
La machine ?
LEONARDO
Vous m’avez parlé des perceptions…
WATSON
Ah ! Ça, mon cher ami ce sera pour plus tard. C’est un petit jouet. Concentrons nous avant tout sur ce voyage, à ton retour, si toutefois tu reviens, tu expérimenteras cet appareil. Disons que ce sera la cerise sur le gâteau.
LEONARDO
Sans mentir, me croyez-vous capable d'affronter toutes ces horreurs.
WATSON
Tu as bien été capable de les reconnaître, c'est pour moi un signe. Digne fils de son père
LEONARDO
Pourquoi dites-vous ça ?
WATSON
Comme ça !
Je quittai son cabinet insatisfait, j’eusse aimé en apprendre d'avantage, le temps commençait déjà à ralentir et Je n'aspirai plus qu'à l'action, fût-elle dangereuse.

Chapitre 3
L’attente
Trois jours s'écoulèrent, longs et usants, durant lesquels toutes sortes de pensées m’occupèrent. Je laissai mon passé se dérouler comme un film tourné par un mauvais metteur en scène livré à son incohérence et son désordre intérieur. Seule Cathy arrivait à tirer son épingle du jeu. J’avais hâte de retrouver la paix à laquelle j’aspirais depuis si longtemps et que je savais, malgré tout, illusoire.
Je me conformai aux consignes du docteur Watson et m’équipai d’un sac à dos léger où j’enfournai le strict nécessaire. Au moment de refermer le sac, un sentiment d’angoisse me saisit au point que je voulus abandonner cette idée de voyage. Je compris alors que j'avais du mal à quitter le vieil homme que j’étais intérieurement. Au fond je chérissais ma médiocrité. Je respirai un bon coup et chassai ce questionnement qui ébranlait mon désir. Je saisis mon sac et vérifiai que tout était en ordre dans l’appartement, puis j’attendis.
Le visage de Cathy revint se glisser dans ma tête, il me fallait apaiser ce dégoût de moi-même. Je décidai de me livrer au sommeil, j’éteignis la lumière. Mes yeux se promenèrent un long moment dans l’obscurité de la chambre jusqu’à épuisement, puis ils se fermèrent et progressivement et je plongeai dans l’oubli.
Au bout de trois jours, l’impatience commençait à me ronger, et toutes sortes d’idées sombres envahissaient lentement ma tête comme les nuages d’un orage qui s’annonce. Mes nouvelles résolutions s’effritaient progressivement. Je tentais tant bien que mal de dissiper mes doutes sur la personne du docteur Watson : charlatan ou véritable connaisseur des questions humaines? La tentation de revoir Cathy me perturbait. J’avais besoin de me confier à quelqu’un. Comprendrait-elle ma démarche ou y verrait-elle une nouvelle errance. L’apparente instabilité que j’affichais concernant les jobs divers que j’avais faits jusqu’à présent ne pouvait que la conforter dans cette impression d’avoir en face d’elle un pauvre adolescent insécurisant. Au fur et à mesure que les jours s’écoulaient, je voyais s’éloigner mon rêve d’aventure et de changement. Certes je pouvais décrocher le téléphone et appeler le docteur, mais au fond de moi, je me demandais s’il ne fallait pas tout simplement laisser tomber cette histoire ; il me suffirait de lire ses ouvrages, peut-être y trouverais-je des pistes et quelques indications utiles à mes recherches. Sous l'effet de l'attente, mes grandes résolutions se réduisaient en une peau de chagrin.
Trois jours s'écoulèrent, longs et usants, durant lesquels toutes sortes de pensées m’occupèrent. Je laissai mon passé se dérouler comme un film tourné par un mauvais metteur en scène livré à son incohérence et son désordre intérieur. Seule Cathy arrivait à tirer son épingle du jeu. J’avais hâte de retrouver la paix à laquelle j’aspirais depuis si longtemps et que je savais, malgré tout, illusoire.
Je me conformai aux consignes du docteur Watson et m’équipai d’un sac à dos léger où j’enfournai le strict nécessaire. Au moment de refermer le sac, un sentiment d’angoisse me saisit au point que je voulus abandonner cette idée de voyage. Je compris alors que j'avais du mal à quitter le vieil homme que j’étais intérieurement. Au fond je chérissais ma médiocrité. Je respirai un bon coup et chassai ce questionnement qui ébranlait mon désir. Je saisis mon sac et vérifiai que tout était en ordre dans l’appartement, puis j’attendis.
Le visage de Cathy revint se glisser dans ma tête, il me fallait apaiser ce dégoût de moi-même. Je décidai de me livrer au sommeil, j’éteignis la lumière. Mes yeux se promenèrent un long moment dans l’obscurité de la chambre jusqu’à épuisement, puis ils se fermèrent et progressivement et je plongeai dans l’oubli.
Au bout de trois jours, l’impatience commençait à me ronger, et toutes sortes d’idées sombres envahissaient lentement ma tête comme les nuages d’un orage qui s’annonce. Mes nouvelles résolutions s’effritaient progressivement. Je tentais tant bien que mal de dissiper mes doutes sur la personne du docteur Watson : charlatan ou véritable connaisseur des questions humaines? La tentation de revoir Cathy me perturbait. J’avais besoin de me confier à quelqu’un. Comprendrait-elle ma démarche ou y verrait-elle une nouvelle errance. L’apparente instabilité que j’affichais concernant les jobs divers que j’avais faits jusqu’à présent ne pouvait que la conforter dans cette impression d’avoir en face d’elle un pauvre adolescent insécurisant. Au fur et à mesure que les jours s’écoulaient, je voyais s’éloigner mon rêve d’aventure et de changement. Certes je pouvais décrocher le téléphone et appeler le docteur, mais au fond de moi, je me demandais s’il ne fallait pas tout simplement laisser tomber cette histoire ; il me suffirait de lire ses ouvrages, peut-être y trouverais-je des pistes et quelques indications utiles à mes recherches. Sous l'effet de l'attente, mes grandes résolutions se réduisaient en une peau de chagrin.
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